Une fois n’est pas coutume, on se retrouve dans l’un des spots les plus courus du Japon : Universal Studios Japan (ou “USJ” pour les intimes).

J’étais franchement réticent à l’idée de visiter ce parc d’attractions. Les échos que je pouvais en avoir parlaient de files d’attentes de plusieurs heures et de coupe-files exorbitants. Sur certaines vidéos, on pouvait aussi voir des groupes courir vers leur attraction favorite dès l’ouverture des portes. Je ne comprenais pas vraiment l’engouement et j’étais bien content de ne pas alimenter cette machine à touristes. Et puis, au fil du temps et avec un lobbying ciblé, j’ai fini par envisager une visite.
L’achat des tickets est assez fastidieux. Il faut d’abord prendre un billet d’entrée de base. On ajoute ensuite un passe « express » (optionnel), qui offre des temps d’attente réduits sur une sélection d’attractions, parmi une trentaine de combinaisons possibles. Après quoi il faut encore choisir le moment de la journée pour chaque attraction concernée. Enfin, il faut payer — une somme non négligeable —, tout en sachant que les billets sont non échangeables et non remboursables. La demande est visiblement plus forte que l’offre…
Enfin bref, on a passé la nuit dans l’un des hôtels juste à côté de l’entrée et nous voilà prêts à visiter le parc. On passe l’inspection des sacs et on entre vers 10h. On a visé un jour de semaine à la mi-janvier, censée être la saison basse pour éviter la foule au maximum. Il y a quand même du monde après les portes mais ce n’est pas oppressant. La horde de visiteurs pressés est déjà loin devant (le parc ouvrait à 9h), personne ne court. Les nombreux employés du parc sont souriants et accueillants.


On traverse d’abord la zone Hollywood. Devant l’un des hangars, un employé du parc nous fait un signe de la main : il y a ici une attraction autour de Detective Conan. On patiente une quinzaine de minutes, on prend des lunettes polarisantes et on s’installe pour un spectacle qui mélange cinéma en 3D et théâtre. Sympa.
On passe ensuite dans la zone New-York et ses décors soignés, où se trouvent quelques restaurants et cafés. On fait une pause près de l’étang central et on continue vers la zone Minion Park. Ici, tout est coloré comme dans les films d’animations. On rencontre les mascottes de Gru et de quelques minions qui prennent la pause avec leurs fans. Au font de la zone, on fait la queue pendant 10min pour l’attraction Minion Mayhem avant de réaliser qu’on a un ticket express pour celle-ci. On sort et on entre de nouveau, dans la bonne file cette fois, et c’est effectivement “express” ! On est installés en moins de 5min. L’attraction est bien fichue, c’est marrant.





En sortant, on fait un tour de Villain-Con Minion Blast, où on doit tirer sur des cibles virtuelles depuis un tapis roulant. Il n’y avait aucune attente ici. À nouveau dehors, on fait une pause dans la zone San Francisco autour d’un thé chaud. On traverse ensuite l’impressionnante zone Jurassic Park avec sa végétation luxuriante et une montagne russe qui circule juste au-dessus des allées. On entend régulièrement le vrombissement des chariots qui filent à toute allure et les cris des passagers. C’est très amusant, vu de la terre ferme.



On visite ensuite la zone Super Nintendo World qui est la zone la plus récente (ouverte il y a 5 ans). C’est aussi celle où on se sent le plus à l’étroit. Ses décors reprennent bien les éléments des jeux vidéo cultes, mais sa taille réduite et sa forme en entonnoir n’aident pas. D’autant qu’elle attire beaucoup de monde.


On enchaîne avec la zone Amity Village reproduisant le village de pêcheurs des Dents de la Mer. Ici le requin a été capturé et trône sur la place centrale comme un trophée de pêche. On déjeune sur l’un des pontons puis on déguste un Churritos (un churro de 50cm) au chocolat.


Après ça, on se rend dans la zone The Wizarding World of Harry Potter. Je crois que c’est la zone que je préfère. Beaucoup de monde, mais les décors sont tops et l’ambiance “magique” est palpable. On s’arrête chez Ollivanders, le marchand de baguettes magiques, puis on siffle une bière au beurre – sans alcool – au pub Hog’s Head. On va ensuite à Poudlard pour l’attraction Harry Potter and the Forbidden Journey (en file express). Ça décoiffe sévèrement, je ne m’attendais pas à ça ! On est harnachés au bout d’un bras articulé qui nous secoue dans tous les sens, nous promenant tantôt dans des décors “réels”, tantôt devant des écrans qui donnent l’illusion de survoler les lieux emblématiques des films. C’est assez bluffant.




On se remet de nos émotions dans la tranquille zone Universal Wonderland avec un tour de Hello Kitty’s Cupcake Dream. De retour à Hollywood au coucher du soleil, on voit le concert Sing On Tour : dans une belle salle de théâtre, les personnages du film Sing interprètent un morceau à tour de rôle. C’est en grande partie du playback, mais les artistes costumés sont plein d’entrain et font illusion.


On retourne enfin au Super Nintendo World pour profiter de nos 2 dernières attractions en file express : Mario Kart Koopa’s Challenge et Yoshi’s Adventure. La première est un peu étrange et chaotique. La seconde est une simple balade en chariot sur les hauteurs de la zone. À la suite de quoi on rejoint l’entrée du parc et on sort un peu après 19h.




Tout compte fait mon impression sur le parc est plutôt positive, vu le contexte : peu ou pas d’attente (merci les coupe-files onéreux) et peu ou pas d’impression de foule (merci la saison basse). Sans ces conditions, l’expérience risque d’être invivable et très frustrante. Plus généralement les employés du parc sont nombreux et attentifs, il y a des attractions pour tous les goûts, et il est simplement agréable de découvrir les décors des différentes zones de jour comme de nuit. Quoi qu’il en soit on a bien vadrouillé et il faut encore rentrer à Kyoto… Je ne ferai pas ça tous les jours !