Une demande de visa nous oblige à aller à l’ambassade de France à Tokyo. On en profite pour passer deux jours sur place.
La première expérience, à l’ambassade, est plutôt désagréable. Seules les personnes demandant un visa peuvent entrer dans le bâtiment. Pour les accompagnants comme moi, il faut rester dehors. Je pensais qu’il y aurait un espace climatisé ouvert à tous, ou un accès à de l’eau potable : il n’en est rien ! Que je sois français ne change rien. Je m’assoie sur un bout de trottoir à l’ombre devant l’ambassade et j’attends. Merci pour l’accueil !
Heureusement les expériences suivantes seront plus sympathiques. On prend le métro vers le Nord jusqu’à Nerima pour visiter The Making Of Harry Potter. On traverse les décors emblématiques des films dans un immense bâtiment. Il y a quelques attractions, un café / restaurant et un espace extérieur. Il y a beaucoup à voir, et on y passe 4h environ sans s’en rendre vraiment compte.













Pour la suite on file en train jusqu’à Shibuya. On rejoint une amie dans un restaurant singapourien, puis on prend un verre ensemble dans un bar à cocktails, le SG Club. Apparemment le bar fait référence dans certains classements. Ce n’est pas donné, mais l’ambiance est posée et les cocktails sont bons et originaux. Le serveur qui s’occupe de nous est français. Quand il n’est pas affairé à d’autres tables, j’échange avec plaisir quelques mots avec lui sur nos vies au Japon.

Le lendemain on prend le métro pour le quartier Sumida. On est attendu à la Nishiiwa-beya Sumo Stable, une école de sumo pour assister à un entraînement. En arrivant, on entend les combattants par les portes entrouvertes. On s’assoie derrière le maître et on observe en silence. C’est très intéressant. Il y a l’endroit et le sol en terre, la nature des exercices, la proximité avec les combattants (la salle n’est pas très grande), la relation avec leur maître… L’entraînement est dirigé par les élèves les plus anciens. Le maître scrute le tout et dispense un ou deux conseils de temps en temps. Il se lève parfois pour rejoindre un élève et lui montrer un mouvement en particulier. Après les exercices physiques, les élèves enchaînent des combats rapides, de quoi voir différentes techniques. Leur niveau d’implication est touchant : ils se donnent à fond et on ressent très bien l’intensité de l’entraînement. Ils font ça tous les jours ou presque, tout en suivant un régime alimentaire qui doit les rendre plus forts et plus lourds. Leur vie entière semble dédiée à cet art martial.
Après déjeuner, on va vers le sud pour visiter le Sumida Hokusai Museum, dédié à l’artiste éponyme connu pour la Grande Vague de Kanagawa et qui habitait le quartier. La technique d’impression est bien expliquée. On peut aussi feuilleter les carnets à dessin de l’artiste (des copies j’imagine) et admirer la Vue Panoramique de la Rivière Sumida, une peinture toute en finesse sur un parchemin de 7 mètres de long !
